
Le ciel d’Alsace Bossue a eu droit à de bien beaux ballets en ce dernier week-end du mois. Plus exactement celui qui surplombait le stade d’aéromodélisme de Diemeringen longeant la RD 92, théâtre, en ces 26 et 27 juillet, d’un nouvel événement préparé par l’Abam, le club local dédié à cette pratique.
Il y a quelques mois, l’association avait organisé un concours de voltige en intérieur. Cette fois, elle a proposé une compétition au grand air réservée aux modèles d’avions miniatures les plus imposants, en l’espèce ceux « pesant jusqu’à 24 kilos et de 250 mètres cubes de cylindrée » selon les explications du secrétaire Rémi Klein. Quant à la longueur des engins, elle pouvait atteindre 3,10 mètres.
Une quinzaine de participants venus de partout en France
La manifestation, qui avait aussi eu lieu l’an passé au même endroit, s’inscrivait dans un contexte de qualification pour les championnats de France et d’Europe. Pas étonnant, donc, de retrouver, parmi la quinzaine de participants, des pilotes venus des quatre coins du pays. « On a deux Alsaciens, dont moi-même, sinon les gens sont de Haute-Saône, de Lyon, de Bretagne, de Marseille, de la région parisienne et de la côte atlantique », sourit Rémi Klein aux côtés de son président Olivier Gilgert.
Ainsi, de ce trio résidant dans les environs de Vesoul, composé de Vincent Pagnier, Jean-Christophe Germanese et Jérôme Boisdron. Si leur niveau est très disparate – Vincent a commencé l’aéromodélisme il y a plus de 20 ans, Jean-Christophe durant la pandémie de Covid-19 et Jérôme voilà un an et demi – tous trois sont portés par le plaisir d’une activité qu’ils décrivent à l’unisson comme addictive. « Et j’étais déjà ici l’année dernière, c’était très sympa », glisse le premier nommé, en lice en « unlimited », soit la plus élevée des cinq catégories programmées. « J’ai zéro pression, car je sais que je n’ai aucune chance », s’amuse-t-il.
Pour ses deux copains, inscrits en niveau intermédiaire et basique, c’était en revanche une première. « C’est plutôt un défi personnel, c’est un loisir où il faut savoir être persévérant », estime Jean-Christophe.
Gagner en attractivité
Et c’est probablement ce qui fait défaut à l’aéromodélisme, qui connaît des difficultés d’attractivité à l’échelle globale. « On a du mal à recruter depuis une dizaine d’années. Au club, on est une douzaine, mais on sait que deux vont partir bientôt… », souffle le secrétaire, qui ne cache pas que l’apprentissage est plus compliqué et long que pour d’autres disciplines. « Mais chez nous, on a deux avions-écoles », rappelle-t-il. Idéal pour s’initier sans avoir à investir dans son propre matériel.
La tenue de ce genre de rendez-vous doit ainsi permettre d’améliorer la visibilité de la pratique auprès du public, toujours ravi d’admirer les nombreuses figures aériennes constituées de lignes droites, de boucles et autres rotations. Le tout dans une ambiance chaleureuse, sans rivalité exacerbée. Alors qui sait, peut-être que les spectateurs d’aujourd’hui seront les pilotes de demain. L’Abam n’attend que cela.
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