Ça plane pour les fondus d’aéromodélisme – Sud Ouest

Les passionnés font découvrir leur art dimanche à l’aérodrome de Jonzac-Neulles.

Demain, levez les yeux vers le ciel… Et vous apercevrez à coup sûr un aéromodèle ! De 9 à 18 heures, l’association d’Aéromodélisme de Haute-Saintonge (AHS) organise un meeting d’aéromodélisme à l’aérodrome de Jonzac-Neulles. Le but de la manifestation ? Faire découvrir ce sport, basé sur la création et le pilotage d’engins volant miniatures, au grand public. Une quarantaine de pilotes venus de toute la France sont attendus pour des démonstrations.

Si vous avez déjà été l’heureux propriétaire d’une voiture télécommandée, le principe est le même. Mais dans les airs. Depuis le sol, le pilote télécommande sa machine volante. Car « à la différence de la maquette que l’on pose sur une étagère, tout le challenge est de faire voler l’aéromodèle », explique Jean-Claude Lapeyre, retraité constructeur d’aéromodèles et secrétaire de l’association. Les constructeurs d’aéromodèles doivent défier les lois de la gravité. « Notre ennemi est le poids. Il faut trouver les matériaux les plus légers, confie-t-il. Par exemple du contre-plaqué, de la toile ou du plastique. »

Tous les goûts dans le ciel

Pourvu qu’il vole, l’aéromodèle peut prendre les formes les plus variées. Avion, planeur, hélicoptère ou montgolfière sont fréquents. Mais il peut aussi être le fruit de l’imagination de son créateur. Ou la réplique d’un engin volant existant ou ayant existé. À l’image du « Broussard » créé par Jean-Claude Lapeyre (avion de droite sur notre photo). « C’est une fidèle réplique de l’original. À part le moteur et l’électronique, tout est fait main. J’ai mis tout un hiver pour le monter », se souvient Jean-Claude Lapeyre. Certaines créations peuvent atteindre huit mètres d’envergure et une trentaine de kilos.

Et faire décoller le budget de leur créateur. « Dimanche, on attend un jet à réaction doté de vrais réacteurs. Il vaut environ 15 000 € », affirme le jeune président de l’association, Geoffrey Laroche-Joubert, 26 ans.

Pour les débutants, pas de panique toutefois. Il est possible de se lancer avec des « modèles prêts à voler. Il suffit d’ajouter un moteur et une télécommande, et en avant ! », s’exclame le secrétaire. Les aéromodèles de base ou d’occasion ne coûtent pas plus d’une centaine d’euros.

N’est pas pilote qui veut

Parvenir à construire son aéromodèle est une chose. Mais encore faut-il savoir le diriger. L’association est labellisée école d’animation de pilotage. Elle donne des cours à ses adhérents et organise des stages pour le public extérieur. Les pilotes en herbe sont accompagnés dans leur apprentissage, à la façon d’une auto-école du ciel. « Nous avons des doubles télécommandes, pour seconder l’élève en cas de problème », décrit le président. A la clé de l’apprentissage : un brevet autorisant à pratiquer. Mais pour être habilité à faire des démonstrations en public, une qualification supplémentaire de pilote de démonstration est nécessaire. « Question de sécurité », complète le président.

Pour les curieux, deux simulateurs de vol seront accessibles gratuitement demain. Pour s’essayer au pilotage. Et peut-être y prendre goût. Une bonne occasion de s’envoyer en l’air… Les pieds sur Terre !

Laura Bernaulte

Meeting d’aéromodélisme de 9 à 18 heures, à l’aérodrome de Jonzac, 17500 Neulles. Geoffrey Laroche-Joubert : 06 50 09 62 06. Jean-Claude Lapeyre : 06 84 28 61 27.

La chronique se veut reproduite du mieux possible. Afin d’émettre des observations sur ce document concernant le sujet « Aviation modèlisme », veuillez contacter les coordonnées indiquées sur notre site internet. aam06.fr est un agrégateur d’information qui garde différentes actualités publiées sur internet dont le thème central est « Aviation modèlisme ». Pour vous faciliter la tâche, aam06.fr vous partage cet article qui traite du sujet « Aviation modèlisme ». Connectez-vous sur notre site internet aam06.fr et nos réseaux sociaux dans l’optique d’être renseigné des futures publications.