
Olivier ouvre les portes de son garage, laissant entrer la lumière. Soudain, les yeux restent scotchés. Plus d’une trentaine d’avions miniatures sont accrochés au mur, installés sur des établis ou simplement posés au sol. Sans oublier les innombrables outils et produits d’entretiens qui débordent des placards. « Et oui ! Ce ne sont pas des figurines », lance le Ploumagoarien. Depuis son premier avion piloté à six ans, ce dernier n’a plus jamais lâché sa manette.
Dans son antre, Olivier ne compte plus les heures passées au montage de ses aéromodèles, qui ne lui prend en général qu’une demi-heure. « Je passe plus de temps à les peaufiner, même si je ne suis pas du genre à bichonner chaque détail ». Ses bébés, il les reçoit le plus souvent en kit, « où 80 % de la pièce est montée ». À partir de la base, Olivier rajoute les ailes, les hélices et met en place le moteur. « Ce que je préfère, c’est les customiser. Le visuel est quelque chose d’important dans la discipline ».
« Le niveau est costaud »
Ce week-end, une trentaine de participants feront vrombir les moteurs thermiques de leurs répliques à Rostrenen pour les championnats de France de maquette RC. Pour Olivier, c’est un rêve de gosse. « À la base, je ne voulais pas y participer. En 20 ans d’aéromodélisme, je ne me suis rendu qu’à des interclubs ou des meetings, jamais à des championnats de France ». Car le Ploumagoarien pilotera aux côtés « de la crème » de l’aéromodélisme sur ces 300 mètres de piste, « l’une des plus belles de Bretagne », selon lui. « Roger Nieto, Yannick Bueb, Marc Lévy, ces pilotes-là, je les vois habituellement dans les magazines », décrit Olivier, des étoiles plein les yeux.
« Roger Nieto, Yannick Bueb, Marc Lévy, ces pilotes-là, je les vois habituellement dans les magazines »
Seul représentant de l’Aéro Model Club de Ploumagoar (AMCP) ce dimanche, Olivier Leblond effectuera deux programmes. Avant cela, le boulanger de métier a passé trois concours pour être sélectionné. « J’ai décidé de présenter deux reproductions. Celle d’un Gilmore des années 30 et d’un Piper J3 ». La première note est attribuée à la représentation statique du modèle. L’autre évalue le vol de l’engin. « Dans les deux cas, mes avions miniatures doivent être le plus réalistes possible. Si le jury arrive à l’assimiler à un vrai, c’est dans la poche ».
Le racer des années 30 d’Olivier s’alignera sur la piste atterrissage pour l’épreuve de vol. « Je compte gagner plus de points avec ce modèle car il peut faire des acrobaties. Le Piper est plus consacré à la partie statique, où j’expose ma reproduction en expliquant chaque détail ». Avec deux passages, le passionné espère « acquérir de l’expérience, surtout en observant les stars du pilotage ». Son programme est déjà en place. « Un tonneau, une boucle, un vol en dos, etc. Je dois suivre un plan bien précis ».
Hélicos et décibels
Installé sur la route de Saint-Pévert, l’AMCP dispose de sa piste, où une quinzaine de personnes s’entraînent à voler. Entourée d’arbres, une partie de l’herbe est tondue en ligne. Olivier sort fièrement de sa voiture l’une de ses dernières acquisitions, un véritable hélicoptère miniature, qui effectue tout un tas de figures assez exceptionnelles. « Parfois, je m’amuse à tondre le gazon avec les hélices en le mettant en position dos », sourit le pilote. Son volant ? Une manette, qu’il utilise pour tous ses engins, en guise de transmetteur muni d’un écran et d’une multitude de boutons.
Dans la campagne guingampaise, les avions du club ne dérangent personne. Cependant, en raison du passage de rafales de la base d’aéronautique navale de Landivisiau (29) au niveau de la commune, leurs reproductions ne doivent pas voler à une altitude supérieure à 150 mètres. En ce qui concerne les nuisances sonores, le bruit des moteurs est limité à 92 décibels en moyenne. « Tout est fait pour éviter des accidents ou des dérangements, surtout pendant les meetings où beaucoup de personnes se déplacent », indique Olivier, qui est aussi juge fédéral à Fédération Française Aéro Modélisme, au niveau de la ligue de Bretagne, ainsi que président d’honneur du club local. Car ce n’est pas rare de voir un avion qui se crashe. « Un pilote qui n’a jamais crashé, ça veut dire qu’il n’a jamais piloté », révèle le passionné.
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