
Il a les pieds sur terre et la tête dans les nuages, Jacques Ull est, depuis sa plus tendre enfance, un mordu d’aéromodélisme. C’est à 14 ans qu’il a commencé à piloter ses premiers modèles réduits. Aujourd’hui, il en a 70 et conserve le même enthousiasme. Son cockpit à lui se résume à une pièce de 20 m² qu’il situe à l’intérieur de sa maison. C’est là qu’il conçoit, fabrique, répare ses machines volantes. Puis, arrive le temps du décollage, l’appareil guidé du sol, file vers les nuages. Attachez vos ceintures ! Du rêve à la réalité, il n’y a qu’un pas que ce Lorrain d’origine a aisément franchi. « J’ai été pilote d’avion pendant 20 ans et participé à de nombreux meetings aériens », raconte-t-il. Derrière le manche d’un Morane Saulnier MS-317 il a même été leader de la formation des Ailes de France. À l’époque, ce commercial de profession n’hésite pas non plus à mettre la main dans le cambouis et restaure des avions anciens. « Je me souviens que l’on avait mis huit mois, à trois, à restaurer un Morane 317 pour le remettre en état de vol », raconte-t-il.
Un club à La Motte
Pour des raisons de santé, Jacques Ull a atterri en Centre-Bretagne en 2011 un nouveau plan de vol en main : faire décoller l’aéromodélisme en Centre-Bretagne. Il fonde un club en 2012 à La Motte, l’Aéroplane 22. Puis, décide de prendre des responsabilités. En 2016, il est élu président de la Ligue d’aéromodélisme de Bretagne, et, dans la foulée, devient membre du comité directeur de la fédération française. Son idée : porter haut les couleurs de l’aéromodélisme centre breton au sein des instances. Des fonctions qui ne lui donnent plus le temps de voler depuis la terre. « Président de ligue, c’est 48 clubs et environ 1.000 adhérents, plus mes activités fédérales, je suis très occupé », souligne celui qui est aussi formateur et moniteur pour l’obtention de qualification ou de brevet de pilote de démonstration. Du coup, son propre aéromodèle ne décolle plus. Il s’agit d’une réplique d’un Staggerwing, un biplan américain des années 30. Un bel engin d’1,85 m d’envergure doté d’un train rentrant, capable de filer à 150 km/h. « La technologie actuelle permet de faire voler des avions d’exception. Tout est informatisé, ce n’est plus l’aéromodélisme d’il y a 50 ans », commente-t-il.
Un site adapté à Rostrenen
Il sera possible d’observer ces superbes machines lors de deux grands événements organisés à Rostrenen. Le premier est un meeting proposé par l’association locale, Rostrenen Air Model, les 9 et 10 juin. Le second se déroulera les 24, 25 et 26 août. Il s’agit du championnat de France de maquettes radiocommandées. Pourquoi Rostrenen ? « La plateforme de Quenropers correspond aux exigences d’une telle épreuve et nous pouvons bénéficier des équipements de l’hippodrome », souligne Jacques Ull. Entre 20 et 25 pilotes de haut niveau assureront le spectacle. Et parmi eux, le français Marc Lévy, un champion du monde. « Il y aura aussi quelques internationaux, signale-t-il. Ils ont le droit de concourir car, pour disputer le mondial, ils doivent avoir gagné trois concours : deux nationaux et un international ». Chacun l’aura compris : les avions miniatures téléguidés seront les maîtres du ciel rostrenois en juin et en août prochains. Les visiteurs pourront admirer les prouesses des as de l’aéromodélisme. Et cerise sur le gâteau, Jacques Ull a fait une demande de passage de la Patrouille-de-France au-dessus de la capitale du pays Fisel à l’occasion du championnat. La demande est sur le bureau de la ministre des Armées. Réponse attendue sous peu.
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